C’est quoi le synopsis de Godzilla Minus Zero ?
Deux ans après la mort de Godzilla, une nouvelle menace monstrueuse émerge : Ghidorah, le puissant dragon destructeur. Le docteur Kenji Noda, l’homme qui a orchestré la lutte contre Godzilla, est rappelé pour monter un plan afin de neutraliser la dangereuse créature. L’armée des USA se mêle également au conflit en prêtant des avions et des armes.
Pendant ce temps, Koichi et Noriko vivent paisiblement avec leur fille adoptive Akiko. Touché par les destructions causées par la bête, Koichi décide de retourner au combat…
Une excellente suite
Après l’excellent Godzilla Minus One, le réalisateur Takashi Yamazaki nous fait l’immense plaisir de continuer son histoire avec ce nouvel opus. Godzilla Minus Zero est un film à l’identité plurale, à la fois spectaculaire et intimiste, à l’instar de son prédécesseur. Cette proposition est captivante, portée par un scénario riche, des personnages attachants et des effets spéciaux qui n’ont pas à rougir de Hollywood.
Au cœur d'un conflit en mutation
Godzilla Minus Zero est un film de guerre catastrophe. En 1949, les relations entre l’Union Soviétique et les USA sont extrêmement tendues. Le Japon essaie de se reconstruire après le profond traumatisme des deux bombes atomiques, ainsi que des destructions causées par Godzilla. Les soldats, les scientifiques et les civils pansent encore leurs blessures tout en prenant très au sérieux la nouvelle menace de Ghidorah. La présence de l’armée des USA n’est pas anodine. La rancœur est présente ; les américains sont dépeints comme des imbéciles opportunistes sans aucun état d’âme. Le film nous montre des scènes de dégâts particulièrement graphiques, avec son lot de blessés graves et de cadavres carbonisés par les bombes.
Ghidorah est une créature avec sa propre spécificité : elle s’adapte, elle mute. Nos héros doivent redoubler de créativité pour la combattre. Je dois bien avouer avoir extrêmement apprécié cette approche beaucoup plus scientifique et intellectuelle de traiter le conflit. On assiste à des scènes captivantes, voire cathartiques, en suivant les plans se dérouler (avec leur lot d’imprévus). Les effets spéciaux sont un régal pour les yeux : l’animation de l’environnement, la destruction des infrastructures et le mouvement de la bête bénéficient d’un travail hyper minutieux. L’action est portée par une BO sous pression et dantesque, à faire frissonner dans les moments les plus décisifs.
Toujours aussi bien écrit
Godzilla Minus Zero est aussi un drame humain, qui soigne l’écriture de ses personnages. Ces derniers sont tous fracturés pour des raisons différentes et cherchent une voie de rédemption. C’est un film qui rappelle les horreurs passées, qui font malheureusement encore écho aujourd’hui. Plusieurs dilemmes moraux sont exposés, mettant les protagonistes face à leur vulnérabilité humaine. J’ai apprécié le développement de la famille de Koichi, qui permet d’avoir une attache tangible dans ce grand récit catastrophe. Elle est un repère pour le spectateur de se rendre compte concrètement des dégâts de cet affrontement. Jusqu’à la fin du film, je suis resté scotché à mon siège, ponctué de frissons et de larmes.
Godzilla Minus Zero est un blockbuster à voir absolument cette année !