Les Talents Adami se constituent de jeunes comédiens et comédiennes talentueux qui développent leur potentiel au côté de professionnels de l’industrie du cinéma. A cette occasion, 4 courts-métrages sont sélectionnés pour être produits, réalisés et distribués. C’est la 32e édition des Talents Adami, lancés en 1993. Le programme a su accompagner près de 800 artistes et plus de 150 films, pour plus de 1000 sélections en festival. Les acteurs de cette édition ont su se montrer très convaincants ! Les 4 films projetés sont disponibles sur France TV.
Les 4 courts-métrages des Talents Adami Cinéma 2026
Jean qui sème de Natacha Regnier
Lucie (Romane de Stabenrath) et Estelle (Tess Barthélémy) tentent d’entrer par effraction dans le domicile de leur père défunt pour honorer ses dernières volontés…
Jean qui sème nous plonge directement dans l’action. On saisit au travers des dialogues et de l’image les intentions des personnages. C’est un film tourné de nuit qui rend très bien à l’écran. C’est une histoire qui traite du deuil et de l’héritage, avec de belles séquences émotionnelles qui rapprochent les sœurs.
Émoi de Louise Coldefy
Zoé (Milla Agid) a donné rendez-vous à Grégory (Calixte Broisin-Doutaz) pour lui déclarer sa flamme au bord d’un lac. Mais la présence de son meilleur ami Lucas (Thomas Gioria) va complexifier la rencontre…
Émoi est une comédie qui met en exergue les pensées et les maladresses des protagonistes. On s’attache facilement aux personnages grâce à leur identité familière. On a tous déjà vécu cette situation, d’une façon ou d’une autre. On pense ne pas être assez bien, être ridicule voire faire peur à l’autre. C’est un film qui touche juste avec une conclusion idéale. Mention spéciale à la musique qui rythme l’ensemble !
Volontaire de Louise Bourgoin
Circé (Veronika Vasilyeva-Rije) sort avec son copain Vincent (Antoine Pelletier), mais a des relations intimes avec Abel (Paul Beaurepaire). Elle apprend qu’elle est enceinte de ce dernier. Que faire ? Garder l’enfant ou avorter ?
Volontaire est un film aérien centré sur la perspective de Circé. On ressent qu’elle perd ses repères et que cette décision est très délicate. Cette femme à l’apparence très douce qui prend soin de ses fleurs dissimule en réalité une peur qui la ronge. Les fleurs trouvent toute leur place dans ce récit : elles traduisent l’amour, le désir, le temps qui passe, la vulnérabilité. Circé se métamorphose en quelque sorte avec l’arrivée de cet enfant.
Bullshit de Kévin Razy
Nejma (Elisa Ezzedine) est surmenée par son travail ; elle a sacrifié sa vie personnelle pour sa carrière. Fin de journée, elle doit chercher sa sœur à l’aéroport, mais son patron lui confie une tâche urgente : déposer un dossier au bureau des brevets… qui ferme dans 15 minutes…
Bullshit est la démonstration des start-up de la tech abonnés aux meetings et aux bullshit job à base de Chief Orchestrator Manager. Ce court-métrage est tourné de la même façon que les productions YouTube, rappelant le Studio Bagel. Et bien, c’est complètement logique, Kévin Razy a fait ses armes sur internet ! Le récit est très dynamique, avec beaucoup de mouvements (des personnages et de la caméra), avec des dialogues qui s’enchaînent. Le ton est bien trouvé et le film bien tourné.