Festival de Cannes : La Màs Dulce – Se battre pour la dignité humaine

La Màs Dulce (les Fraises en VF) est un film présenté au Festival de Cannes 2026 pour la sélection Un certain regard.
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C’est quoi le synopsis de La Màs Dulce ?

Hasna et Meriem quittent le Maroc pour travailler dans la cueillette de fraises, au sud de l’Espagne. Elles vivent au côté d’autres femmes marocaines, qui envoient l’argent de leur labeur à leur famille. Rapidement, Hasna comprend que cette exploitation cache de sombres vices. Elle va se battre, au risque de tout perdre…

Est-ce que La Màs Dulce vaut le coup ?

La Màs Dulce est un film poignant. Ce récit traduit des situations bien réelles où des êtres humains acceptent de renoncer à leur dignité pour gagner de l’argent et survivre. Le sujet est traité avec nuance, démontrant qu’on ne peut pas se sortir de ce “piège” aussi facilement. Les femmes présentées dans le film quittent leur famille et leur patrie pour un pays dont elles ne parlent pas la langue. Elles récoltent les fraises dans des conditions difficiles : travail manuel, chaleur étouffante, sanitaires déplorables. Il arrive qu’elles ne soient pas payées complètement, voire pas du tout. Certaines sont contraintes de se prostituer, tandis que d’autres sont directement victimes d’agressions sexuelles. Le film est une lutte contre ces pratiques déviantes, que l’on pourrait qualifier d’esclavage moderne.

La réalisatrice Laïla Marrakchi met en exergue, tant dans le fond que dans la forme, toutes ces difficultés. Elle prend le temps de construire les liens qui unissent les femmes, dans des moments forts émotionnellement, presque cathartiques. Nisrin Erradi (qui incarne Hasna) est une figure féminine forte qui conteste ces pratiques. On la sent aussi fragilisée par son passé et par les coups de pression qu’elle subit. Son interprétation est très convaincante, au côté des autres actrices. On est pleinement immergé dans leur environnement.

Que retenir de La Màs Dulce ?

La Màs Dulce arrive à nous saisir tout au long de son récit. La prochaine fois que tu verras une barquette de fraises en provenance de l’Espagne, pense à toutes les mains qui l’ont acheminée jusqu’à ton super marché.