Critique : Planètes (2026) – Contempler la vie

Planètes est un film d'animation, sorti le 11 mars 2026, réalisé par Momoko Seto.
Sommaire

C’est quoi le synopsis de Planètes ?

Les quatre akènes de pissenlits Dendelion, Baraban, Léonto et Taraxa s’échappent de la Terre, qui est bombardée de météorites. Après un voyage dans les confins de l’espace, ils trouvent refuge sur une nouvelle planète. Les akènes traversent ce territoire inconnu et souvent hostile en quête d’un endroit pour se planter sereinement…

Est-ce que Planètes vaut le coup ?

Quand j’ai lu le synopsis, j’ai ri. Quand j’ai vu la bande annonce, j’ai encore ri. Quand j’ai vu le film, j’ai continué de rire. Planètes est un film contemplatif et très aérien. En l’espace d’une heure, on découvre pléthore d’environnements exotiques riches en couleurs. On est pleinement dans de l’animation photoréaliste, au point de confondre les images avec la réalité. C’est tout simplement époustouflant. La faune et la flore dégagent une énergie, de la texture. La nature chante. Le film est dénué de dialogue, préférant une narration par les mouvements et les expressions des akènes (oui oui, les akènes se meuvent comme de petits bonhommes). Chaque souffle dégage une émotion. Étrangement, on s’attache à ces restes de pissenlits. On suit des survivants à la recherche d’une nouvelle maison. Ils enchaînent les galères (pour ne pas dire qu’ils sont systématiquement en danger de mort), se serrent les coudes et se font même des copains sur la route. La vie trouve toujours un chemin.

Que retenir de Planètes ?

Planètes est une expérience sensorielle, qui appelle à prendre le temps et à contempler les plus infimes détails. La vie et la nature sont un trésor du cosmos. Un grand merci au CNRS et à toutes les parties prenantes d’avoir contribué à l’existence de ce film. Pour conclure cette critique, je me permets de citer Carl Sagan : “Le cosmos est en nous. Nous sommes faits de poussière d’étoiles. Nous sommes une manière pour l’univers de prendre conscience de lui-même.