C’est quoi le synopsis de la Fin d'Oak Street ?
Après un événement mystérieux, le quartier d’Oak Street se retrouve transporté à l’ère des dinosaures. Prise au piège, la famille Platt doit survivre dans cet environnement hostile…
Est-ce que la Fin d'Oak Street vaut le coup ?
La fin d’Oak Street nous immerge dans le quotidien d’une famille américaine tout à fait banale des années 80. Dès les premières minutes du film, on est saisi par les enjeux et les tensions de chaque personnage : Denise (Anne Hathaway) rédige un roman, Greg (Ewan McGregor) fait des petits boulots, Audrey (Maisy Stella) est dans la Lune, et Brian (Christian Convery) est un ado turbulent. La relation qu’ils entretiennent est crédible ; il y a une bonne alchimie entre les acteurs. Une nouvelle fois, on ressent pleinement la puissance émotionnelle d’Anne Hathaway, toujours aussi déchirante dans les moments les plus critiques.
Et justement, niveau situation critique, là, on fait fort. Vous pensiez partir au boulot demain ? Oubliez… Un allosaure vous barre la route. Et le voisin s’est fait manger par des vélociraptors. Puis, de toute manière, il n’y a plus d’eau, d’électricité ou de gaz. Bref, c’est vraiment la merde. Le film nous fait bien comprendre que si cet événement devait arriver, on aurait un sacré paquet de problèmes, et on n’y serait pas du tout préparés (mais alors vraiment pas).
On est rapidement plongé sous pression, à retenir notre souffle. On reprend uniquement notre respiration lorsqu’on a la sensation que les personnages sont en sécurité (qui y sont peut-être un peu trop souvent). Le spectateur est cloisonné avec les protagonistes. L’usage de la double mise au point montre le malaise ressenti par les personnages, nous mettant dans une posture très inconfortable. Même lorsque les décors s’ouvrent davantage, l’obscurité nous met à l’étroit. La musique ponctue en arrière plan la tension. Globalement, les effets spéciaux marchent bien pour les dinosaures (ils ont des plumes !!!!), là où les décors préhistoriques font parfois très plats. Puis, il y a quelque chose qui me gêne dans la colorimétrie. On est en plein cœur d’un voyage pulp entre les Goonies et Stranger Things, mais l’esthétique reste banale : ça aurait pu être un peu plus fantaisiste.
BILAN DE LA FIN D'OAK STREET
La fin d’Oak Street est un bon film pulp qui tient ses promesses en 1h30. C’est divertissant et, surtout, ça ne rentre pas dans des explications complètement perchées : ça assume pleinement son délire. Dans la même veine (une famille banale au bord du dysfonctionnement à qui il arrive un truc complètement wtf), il y a Les Mitchells contre les Machines, un film d’animation très sympathique sorti sur Netflix en 2021 (fait par la team Sony Pictures Animation).