C’est quoi le synopsis de Hope ?
Ko Beom-seok, chef de la police du village de Hope Harbor, est sollicité par des chasseurs pour enquêter sur la mort mystérieuse d’une vache. L’ampleur et la profondeur des blessures laissent présager l’attaque d’un animal sauvage particulièrement dangereux.
Mais à son retour au village, Ko découvre une scène de désolation : des maisons éventrées, des rues dévastées et plusieurs corps sans vie. Face à l’étendue du carnage, une terrifiante évidence s’impose : ce n’est pas un simple prédateur qui menace Hope Harbor, mais une créature monstrueuse aux proportions colossales…
Un très bon démarrage
Hope offre une entrée en matière qui nous plonge directement au cœur de l’intrigue dans un rythme effréné. Tout comme le chef de la police, on est témoin des ravages causés par la créature, sans qu’on ne puisse la voir. On se sent dépassé par la situation, complètement désorienté. On cavale pendant une heure dans les rues où chaque instant peut être le dernier pour notre agent. Les décors détruits ont cet aspect à la fois chaotique et harmonieux.
Un brin d’humour cynique propre au cinéma coréen se glisse dans les situations et les dialogues pour apaiser les tensions. Le film nous tient plutôt bien en haleine, jusqu’à la révélation du monstre et de sa traque. Les effets spéciaux vont du passable à CGI de PS4 (ça vieillira mal). A côté d’un Xénomorphe ou un Predator, ça fait pâle figure.
What the f*ck is going on
Hope prend un parti complètement surréaliste qui m’a personnellement déconnecté du récit. J’étais en incapacité de le prendre au sérieux. Plutôt que de rester dans une intrigue catastrophe, de thriller et d’horreur (dans lequel j’ai longtemps cru à un parallèle avec la peur d’une guerre ouverte avec la Corée du Nord), le film s’enfonce dans une chimère tordue science-fictionnelle voire fantaisiste complètement lunaire. Les protagonistes s’effacent doucement au profit de scènes d’action peu captivantes, voire laides. La narration faisait très jeu vidéo / jeu de rôle avec des archétypes marqués et des retournements de situation prévisibles. Les acteurs en font des caisses pour mon plus grand plaisir, sauf que ça donne une direction très étrange au récit.
Hope pèserait +46 millions de dollars, mais honnêtement, le budget a dû partir dans la première heure du film, parce que le reste fait plutôt cheapos. J’ai beaucoup rigolé (et la salle aussi) au fur et à mesure que la trame progressait. Le label “UGC frissonne” vous pouvez vous le carrer dans l’oreille gauche. Hope finit par se perdre dans son tumulte, incapable de trouver une conclusion. On a donc droit à une fin qui s’arrête au milieu de nulle part dans un dialogue perché et à côté de la plaque.
Je ne comprends pas les éloges de Hope. Est-ce que je suis passé à côté du film ? Est-ce qu’on a vu le même film au moins ? Faudrait m’expliquer…