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Critique : Avatar 3 de Feu et de Cendres (2025) – 3h20 d’hommes bleus en slip ?

Avatar 3 est un film de science-fiction, sorti le 17 décembre 2025, réalisé par James Cameron.
Sommaire

C’est quoi le synopsis de Avatar 3 ?

Jake Sully et sa famille vivent le deuil du décès d’un de leur membre. Spider présente des difficultés à s’intégrer pleinement avec les Na’vis, à cause de sa condition humaine. Jake décide de le ramener parmi mes semblables. Sur leur chemin, ils sont attaqués par le clan Na’vi de cendres, des pillards sanguinaires. Les Sully se retrouvent une nouvelle fois séparés et doivent chacun affronter l’adversité à leur manière…

Est-ce que Avatar 3 vaut le coup ?

Trois ans après le second opus, James Cameron est de retour avec sa saga de science-fiction. Toujours entouré des scénaristes Amanda Silver et Rick Jaffa, ayant travaillé sur La Planète des Singes, le réalisateur nous replonge au cœur de Pandora. Cette planète, qui nous a tant émerveillés en 2009, semble tenir sur un rayon de 2km à la ronde. En effet, l’intrigue repose beaucoup sur les coïncidences, amenant les protagonistes à affronter leur némésis régulièrement. Il faut être honnête avec Avatar 3 : l’histoire n’est pas brillante. L’ensemble est très convenu et les motivations des personnages ne tiennent qu’à un fil. Exemple très con : pourquoi les humains s’attardent à exploiter les ressources là où ils se sont déjà fait retourner la gueule à deux reprises ? Les bonnes idées sont notamment présentées lors de la première heure du film, et toute la suite reflète le deuxième épisode, ne proposant pratiquement pas de nouveaux décors. 

Malgré cela, j’avoue avoir été quand même atteint par l’écriture de certains personnages, et plus globalement les péripéties de la famille Sully (encore une fois qui sont déclenchées de façon très bête). Zoe Saldana, dans le rôle de Neytiri, est d’une grande puissance émotionnelle. Elle est le véritable catalyseur de tout l’émerveillement de cette trilogie. Jake, Lo’ak et même Spider arrivent à toucher juste par moment, les confrontant à leurs propres échecs ou contradictions. Le clan Na’vi des cendres fait un peu pétard mouillé. La cheffe a un design qui déchire, mais les incohérences narratives réduisent son impact.

Les dialogues oscillent entre le drame, la soif d’aventure et la touche d’humour bien dosée. Je tiens également à souligner l’audace de traiter de sujets lourds comme le suicide ou l’infanticide : on est chez Disney pour rappel. La tension était palpable et les issues incertaines.

On vient pour de la mise en scène, une esthétique époustouflante et du grand spectacle. James Cameron nous tient plutôt attentif sur les 3h20, même si j’avoue que l’on pourrait en retirer une bonne heure, essentiellement dans le dernier acte. A cause de sa ressemblance avec le récent Avatar 2, il y a moins de surprises visuelles. J’ai constaté des similitudes avec Predator Badlands, pour l’environnement hostile et son usage intelligent de ce dernier (cf les plantes épineuses). La musique se fait discrète, en envoyant le thème principal de temps à autre. Ce blockbuster remplit plutôt bien son rôle pour clôturer l’année, malgré sa durée. En tout cas, le public dans la salle bondée a réagi positivement jusqu’à applaudir à l’affichage des crédits.

Que retenir de Avatar 3 ?

Avatar 3 de Feu et de Cendres est un film que l’on vient voir d’abord pour son esthétique, son spectacle et les relations familiales. Si vous cherchez de la surprise et de l’originalité dans l’intrigue, peut-être que le quatrième opus satisfera vos attentes. Pour 3h20 d’hommes bleus en slip, le clip de Eiffel 65 peut aussi faire l’affaire.